financement-entrepriseLe financement est au cœur de tout projet de création d’entreprise. L’établissement du business plan comprend inévitablement une partie dédiée au plan de financement, où l’entrepreneur explique comment financer son entreprise pour que le projet soit viable. Levées de fonds, appel à des investisseurs ou business angels, prêt bancaire, crowdfunding, capital-risque, aides publiques… autant de solutions de financement et de termes que les porteurs de projets doivent maîtriser pour assurer au mieux le fonds de roulement de leur jeune entreprise. Tour d’horizon des différentes possibilités de financement existantes.

La participation au capital

La participation au capital consiste à faire entrer au capital de l’entreprise un ou plusieurs investisseurs extérieurs. Elle est aussi appelée capital risque : en effet, l’investisseur ne bénéficie pas forcément d’intérêts ou de récupération des sommes investies. Cette méthode de financement a de nombreux avantages pour l’entreprise : puisqu’elle ne garantit pas d’intérêts, la participation au capital ne pèse pas sur sa trésorerie. De plus, la confiance accordée par l’investisseur est un gage de professionnalisme qui rassure automatiquement les institutions bancaires, favorisant ainsi l’accès au crédit de l’entreprise. Enfin, l’entreprise bénéficie non seulement des fonds, mais aussi du réseau, de l’expérience et du professionnalisme de l’investisseur. En contrepartie, l’investisseur aura un rôle actif dans la société : puisqu’il en détient des parts, il en est en quelque sorte copropriétaire. Ce statut s’accompagne de droits : une partie des bénéfices, une participation aux prises de décisions… Il aura également la possibilité de réaliser une plus-value sur son investissement.

Les investisseurs varient selon les montants recherchés par les entreprises : entre 20 000€ et 150 000€, il faudra faire appel à des Business Angels (des particuliers qui investissent dans des projets prometteurs) ; au-delà, vers des sociétés de capital-risque.

Le prêt bancaire

Le prêt bancaire est l’une des sources de financement la plus utilisée par les créateurs d’entreprise. Les institutions bancaires sont prudentes et cherchent à minimiser leurs risques lorsqu’elles vous accordent un crédit financier : pour avoir des chances de l’obtenir, votre plan de financement doit être solide, cohérent et équilibré. Chaque établissement financier possède ses propres critères, mais en général, il vous faudra respecter les règles suivantes :

  • Plus vos sources de financement sont diverses, plus la banque partagera le risque, plus elle aura de chances de vous accorder un prêt ;
  • Vous devez apporter le maximum de fonds propres. Equilibrez le ratio fonds propres/emprunts. Un ratio de 50/50 est optimal, cependant, vous pouvez aller jusqu’à 30/70 si votre secteur n’est pas à risques ;
  • Appuyez votre dossier de preuves tangibles et crédibles (devis, engagements de commande…)

N’hésitez pas à comparer les modalités des prêts de différentes institutions bancaires (taux d’intérêt, durée du remboursement…) pour faire votre choix.

Les aides publiques

Il existe de nombreuses aides publiques à la création d’entreprise qui diffèrent selon les pays.

Par exemple pour la France, vous avez des aides provenant de l’État ou des collectivités territoriales :

  • Les aides à la création d’entreprise : le contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) qui vous propose une aide en échange de votre participation à un programme de préparation à la création ou reprise d’entreprise ; l’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (ACCRE) ; l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) accordée par Pôle Emploi pour les chômeurs ; ou encore le nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise (NACRE).
  • Les aides de l’État : elles sont nombreuses et accordées en fonction de divers critères, par exemple la Prime d’aménagement du territoire accordée par la Datar si vous vous installez dans une région précise où vous créerez des emplois ; les aides d’OSEO pour vous aider dans vos études préalables à la création d’une entreprise innovante ; ou encore le Prêt à la création d’entreprise (PCE).
  • Les aides des Collectivités Territoriales : ce sont surtout des exonérations (d’impôt locaux, allégements fiscaux) ou la mise à disposition de locaux.

Le crowdfunding

Le crowdfunding ou financement participatif s’apparente à une collecte de fonds, il est donc souvent utilisé comme une source de financement complémentaire. Le principe est de solliciter l’aide de financeurs (souvent des particuliers) via une plateforme, parfois en leur proposant quelque chose en échange (contrepartie symbolique de type goodie, pré-ventes du produit, réductions, privilèges…). Les financeurs agissent dans une démarche philanthropique, choisissant des projets qui leur parlent et qu’ils ont envie de soutenir : d’où l’importance de soigner la description de votre projet sur ces plateformes, ainsi que votre argumentation (pourquoi avez-vous besoin de financement ? à quoi servira l’argent ?). L’avantage du financement participatif est de rassembler autour de vous une communauté dès la création de votre projet.

L’affacturage

L’affacturage vous permet de ne pas attendre de recevoir l’argent de vos créances clients ou factures et d’en disposer immédiatement. Le principe est simple : vous cédez vos factures à un « factor » (société de financement spécialisée) dans le cadre d’un contrat de mobilisation des créances ; il vous les règle et se charge du recouvrement à échéance. En contrepartie et pour éviter tout risque du côté du factor, vous devez lui céder un fonds de garantie (constitué au fur et à mesure par des prises de parts en pourcentage sur les sommes qu’il vous avance). L’affacturage répond à des critères précis, par exemple : vous ne pouvez pas en bénéficier si vos clients sont des particuliers ; et vous devez déclarer à vos clients que vous cédez leurs créances à un tiers par une mention sur les factures.